Les frais de visa pour le Japon augmentent dès le 1er juillet : ce qu’il faut vérifier
Le Japon augmentera les frais de délivrance de visa pour les ressortissants étrangers à partir du 1er juillet 2026, une évolution qui touche directement les voyageurs devant obtenir un visa avant leur départ pour le Japon.
Le ministère des Affaires étrangères a annoncé le 19 juin que le gouvernement avait approuvé une révision de l’ordonnance du Cabinet fixant les frais de visa. Pour les demandes déposées à compter du 1er juillet, le tarif d’un visa à entrée unique passera de ¥3,000 à ¥15,000. Celui d’un visa à entrées multiples passera de ¥6,000 à ¥30,000.
Qui est concerné ?
La mesure touche surtout les voyageurs provenant de pays et de régions qui ne bénéficient pas des accords d’exemption de visa de court séjour du Japon, ou ceux dont la nationalité, le type de passeport, le lieu de résidence ou le motif du séjour impliquent encore l’obtention d’un visa.
Les visiteurs issus de pays et régions exemptés de visa ne paient généralement pas de frais de délivrance pour un tourisme classique de court séjour, puisqu’ils n’ont pas à déposer de demande de visa. En revanche, les règles d’exemption du Japon prévoient, pour certaines nationalités, des conditions liées au passeport et à la durée du séjour ; il reste donc indispensable de consulter la liste officielle du ministère des Affaires étrangères avant toute réservation.
Nouveaux frais de visa à partir du 1er juillet 2026
- Visa à entrée unique : ¥15,000, contre ¥3,000 auparavant.
- Visa à entrées multiples : ¥30,000, contre ¥6,000 auparavant.
- Date d’entrée en vigueur : demandes déposées à compter du 1er juillet 2026.
Le MOFA indique que les frais de visa sont normalement perçus dans la monnaie locale du pays ou de la région où se trouve l’ambassade ou le consulat japonais. Selon la nationalité et le motif du séjour, le montant peut varier, voire ne pas être dû. Si le visa n’est pas délivré, les consignes générales du MOFA précisent que les frais de visa ne sont pas exigés. Les voyageurs déposant une demande via un organisme agréé peuvent également devoir payer des frais de traitement supplémentaires à cet organisme.
Ce que les voyageurs doivent faire maintenant
Si vous avez besoin d’un visa japonais pour un voyage après le 1er juillet, prévoyez le tarif plus élevé et consultez le site de l’ambassade, du consulat, du centre de demande de visa japonais ou du portail JAPAN eVISA qui traite les demandes depuis votre lieu de résidence.
Ne partez pas du principe que toutes les demandes peuvent être déposées en ligne. Le portail officiel eVISA du Japon est actuellement réservé aux demandeurs éligibles sollicitant un visa de tourisme de court séjour à entrée unique, avec des critères liés au pays de résidence, à la nationalité, au motif du voyage, au type de passeport et à la route d’entrée. Le portail eVISA précise aussi que le paiement s’effectue uniquement par carte bancaire et que l’avis de délivrance du visa électronique doit être présenté sur un appareil lors de l’enregistrement ; les captures d’écran et les PDF ne sont pas acceptés.
Les voyageurs ayant une date de départ fixe doivent également prévoir suffisamment de temps pour le traitement. Les recommandations générales du MOFA indiquent qu’il faut en général compter environ une semaine si toutes les conditions sont remplies, mais l’ajout de documents ou une consultation avec Tokyo peuvent allonger ce délai.
Pourquoi le Japon augmente ces frais
Le ministre des Affaires étrangères Toshimitsu Motegi a indiqué que le niveau actuel des frais de visa avait été fixé en 1978 et que la révision reflète l’inflation ainsi que l’évolution des taux de change depuis cette date. Il a également précisé que le gouvernement ne s’attend pas à un impact immédiat sur le tourisme entrant.
Pour les voyageurs individuels, l’essentiel est simple : si un visa est nécessaire, entrer au Japon coûtera plus cher à partir du 1er juillet 2026, et ce surcoût doit être intégré dans la préparation du voyage.
À ne pas confondre avec les frais de séjour ou JESTA
Cette mise à jour concerne les frais de délivrance du visa d’entrée au Japon. Elle s’inscrit dans des changements plus larges du système de frais d’immigration japonais, mais elle ne doit pas être confondue avec les frais de renouvellement du statut de résidence pour les personnes déjà installées au Japon, ni avec le futur système d’autorisation électronique de voyage prévu par le Japon, souvent désigné sous le nom de JESTA.
Comme les barèmes et les montants en monnaie locale peuvent être mis à jour par les différentes représentations japonaises, les voyageurs doivent considérer l’ambassade, le consulat, le centre de visas ou le portail eVISA de leur lieu de résidence comme la source de référence finale avant de déposer leur demande.
Sources principales
Questions fréquentes
Les frais plus élevés s’appliqueront aux demandes de visa déposées à compter du 1er juillet 2026.
Pour les voyageurs qui ont besoin d’un visa, le tarif du visa à entrée unique passe de ¥3,000 à ¥15,000. Celui du visa à entrées multiples passe de ¥6,000 à ¥30,000. Les montants en monnaie locale et les exemptions peuvent varier selon le pays, la nationalité et le motif du séjour.
En règle générale, non. Si votre nationalité et votre passeport vous rendent éligible à l’exemption de visa de court séjour du Japon, vous ne déposez pas de demande de visa pour un tourisme classique de courte durée et ne payez donc pas de frais de délivrance. Vérifiez toujours la liste officielle des exemptions du MOFA, car les conditions varient selon la nationalité et le type de passeport.
Seulement si vous remplissez les critères officiels d’éligibilité au eVISA. Le système est actuellement réservé aux demandeurs éligibles sollicitant un visa de tourisme de court séjour à entrée unique, avec des restrictions liées au pays de résidence, à la nationalité, au motif du séjour, au type de passeport et à la route de voyage.
