La ligne maglev Tokyo–Nagoya avance après l’aval de Shizuoka

La ligne maglev Tokyo–Nagoya avance après l’aval de Shizuoka

July 8, 2026 · Aktualisiert: July 9, 2026

Le projet de maglev Chuo Shinkansen, longtemps retardé au Japon, a franchi un important obstacle politique et environnemental dans la préfecture de Shizuoka, la partie qui empêchait jusqu’ici l’avancée complète du tracé Tokyo–Nagoya.

Le 7 juillet 2026, le gouverneur de Shizuoka, Yasutomo Suzuki, a déclaré devant l’assemblée préfectorale que la préfecture conclurait un accord de conservation de l’environnement naturel avec Central Japan Railway Company, plus connue sous le nom de JR Central. Les documents officiels de Shizuoka indiquent que l’accord doit être signé le 18 juillet, après notification au gouvernement national, à JR Central, aux municipalités du bassin de la rivière Oi, à la ville de Shizuoka, aux groupes d’usagers de l’eau et à d’autres parties prenantes.

Cette décision ne signifie pas qu’un nouveau service ferroviaire soit imminent. Pour les voyageurs qui préparent un séjour au Japon, l’itinéraire pratique entre Tokyo, Nagoya, Kyoto et Osaka reste le Tokaido Shinkansen. Aucun changement de billetterie, d’horaires ou de gares ne découle immédiatement de la décision de Shizuoka.

Une ligne d’avenir, pas une option de voyage à court terme

Le Chuo Shinkansen est la future ligne maglev supraconductrice de JR Central entre le secteur de Shinagawa à Tokyo et Nagoya, avec une prolongation ultérieure vers Osaka. Les informations officielles du projet de JR Central indiquent que le tronçon Shinagawa–Nagoya mesure 285,6 kilomètres, avec des gares prévues à Shinagawa, dans les préfectures de Kanagawa, Yamanashi, Nagano et Gifu, ainsi qu’à Nagoya.

JR Central indique que le maglev est conçu pour rouler à 500 km/h. Les documents officiels du projet présentent des temps de trajet visés d’environ 40 minutes entre Shinagawa et Nagoya, et d’environ 67 minutes entre Shinagawa et Osaka une fois l’ensemble de la ligne achevé. Cela modifierait les déplacements entre les grandes métropoles japonaises, surtout pour des itinéraires combinant Tokyo, Nagoya, le Kansai et le centre du Japon.

Ces échéances restent lointaines. L’objectif initial de 2027 pour l’ouverture du tronçon Shinagawa–Nagoya n’est plus atteignable, et la section du tunnel de Shizuoka a constitué le principal goulot d’étranglement. Le Japan Times, source de ce sujet validé, a indiqué que JR Central cherche à commencer les travaux à Shizuoka cette année et à achever au plus tôt la portion Tokyo–Nagoya en 2036. Cette échéance de 2036 doit être considérée comme une estimation rapportée à ce stade, et non comme une date d’ouverture réservable.

Pourquoi Shizuoka bloquait le projet

Le litige portait sur la section du tunnel des Alpes du Sud, qui passe sous le nord de Shizuoka et la partie amont du bassin de la rivière Oi. Shizuoka avait exprimé des inquiétudes concernant les ressources en eau, les eaux d’infiltration du tunnel, les déblais et les impacts sur la biodiversité dans cet environnement montagneux.

Dans l’explication donnée le 7 juillet, Shizuoka a indiqué que JR Central avait tenu 22 réunions d’information locales du 26 mai au 22 juin et que la compréhension progressait parmi les habitants et les organismes concernés, même si certaines inquiétudes restaient. La préfecture a aussi indiqué que les demandes et consultations liées à des lois, dont la loi sur les rivières et les règles de régulation des remblais, avaient atteint le stade requis pour l’accord environnemental.

L’accord devrait prévoir un suivi continu pendant et après les travaux. L’explication officielle de Shizuoka indique que si des problèmes imprévus surviennent, les travaux pourront être temporairement arrêtés si nécessaire, le temps d’en examiner les causes et les mesures à prendre. La préfecture prévoit aussi un dispositif de suivi coordonné entre les autorités locales et nationales, ainsi que JR Central.

Impact potentiel sur les voyages à terme

Pour les visiteurs, l’élément le plus pertinent est l’effet à long terme sur les transports, plus que la décision de construction elle-même. Une ligne maglev achevée créerait un deuxième axe à grande vitesse entre les plus grandes zones urbaines du Japon et pourrait réduire considérablement le temps de trajet entre Tokyo et Nagoya. JR Central estime aussi qu’un transfert d’une partie des voyageurs du Nozomi vers le Chuo Shinkansen pourrait libérer de la capacité pour davantage de services Hikari et Kodama sur le Tokaido Shinkansen existant, ce qui pourrait améliorer l’accès pour les villes desservies par la ligne actuelle.

Tant que les dates d’ouverture, les tarifs, les accès aux gares et les modalités d’exploitation ne sont pas confirmés, les voyageurs doivent continuer à planifier avec le réseau actuel du Tokaido Shinkansen. La décision de Shizuoka constitue une étape majeure du projet, mais elle modifie surtout les perspectives futures plutôt que les itinéraires du moment.

Sources principales

Questions fréquentes

Les voyageurs peuvent-ils déjà utiliser le maglev Chuo Shinkansen au Japon ?

Non. Le Chuo Shinkansen est toujours en construction et n’est pas encore ouvert aux passagers. Les voyageurs entre Tokyo, Nagoya, Kyoto et Osaka doivent continuer à utiliser le Tokaido Shinkansen ou les vols intérieurs.

Quand la ligne maglev Tokyo–Nagoya pourrait-elle ouvrir ?

Il n’existe pas de date d’ouverture réservable. L’objectif initial de 2027 n’est plus atteignable. Le Japan Times a indiqué que le tronçon Tokyo–Nagoya pourrait être achevé au plus tôt en 2036 si les travaux commencent cette année à Shizuoka.

Qu’est-ce qui a changé à Shizuoka ?

Le gouverneur de Shizuoka a indiqué que la préfecture signerait un accord de conservation de l’environnement naturel avec JR Central le 18 juillet 2026. Cet accord est une étape clé vers le lancement des principaux travaux dans la section de Shizuoka, sous réserve des procédures juridiques et du suivi en cours.